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La restructuration des Services des Solidarités Territoriales (SST, ex EDAS) regroupés à Nanterre en ce qui concerne Rueil, avec comme objectif une meilleure efficacité, se révèle dans les faits, catastrophique pour les usagers.

Les Pouvoirs Publics allèguent comme excuse la difficulté à recruter, remplacer et fidéliser des professionnels qualifiés dans le secteur social, en particulier les référents de parcours.

Or ce personnel est un enjeu crucial pour le bon fonctionnement et la pérennité de notre système social.

Les conséquences de ce dysfonctionnement sont dramatiques : dossiers non traités, missions inabouties, qualité d’accompagnement détériorée. Ainsi, familles ne touchant plus les aides légales auxquelles elles ont droit pour cause de rendez-vous ajournés, urgence de certaines situations non prise en compte en sont quelques exemples. Le rapport de l’IGAS de 2021 souligne sans ambiguïté les dramatiques insuffisances qui touchent le fonctionnement des SST, en particulier :

-une évaluation sociale fortement perturbée qui freine l’accès aux prestations sociales, ce qui maintient les personnes dans la précarité

-l’accompagnement des jeunes en difficultés fortement déstabilisé, avec un système d’accueil ne correspondant pas aux besoins de ce public.

Que peut faire la Ville ?

-Conjointement avec le Département, offrir aux personnels des conditions de logement particulièrement avantageuses

-Remédier au sévère manque de logements non-pérennes destinés à des Jeunes soutenus par les services sociaux en mettant à leur disposition un certain nombre de places dans ses FJT (foyers jeunes travailleurs). Elle peut également créer un foyer d’accueil pour des Jeunes sans ressources, en rupture familiale, repérés par les services de Prévention sociale. La mise à l’abri est la condition indispensable pour aider ce public à construire un projet personnel et professionnel.

-Assurer une antenne rueilloise des SST, facilement accessible, aux horaires étendus, pour accueillir efficacement les demandeurs d’aides et accélérer le traitement des dossiers voire obtenir la satisfaction de la demande dans des délais raisonnables.

-Réévaluer le rôle du CCAS, lui donner les moyens pour accueillir et gérer un plus grand nombre de situations difficiles qui, actuellement, ne parviennent pas jusqu’à ce service.

Certes la Ville est déjà dotée en services et équipements sociaux, mais devant la montée de la précarité et de la déshérence, elle doit participer davantage aux efforts à fournir : elle en a les moyens.

Tribune Rueil Infos – Mai 2022

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